mercredi 29 février 2012

Zygènes

J'avais longtemps un vieux "guide de la Route" que je regardais souvent pour ses planches faunes et flore réunies en un cahier central, plus que pour des voyages. Les routes se modifiant, numérotation, déviations, il était devenu obsolète mais en le jetant je pense avoir détaché ces pages centrales si utiles.


A la page papillons, un nom m'avait charmée : "Zygène de la filipendule", un papillon dont la forme si différente le distingait bien des autres.
Et entre ce nom si drôle et cette allure si particulière, c'est un des seuls que j'avais mémorisé.


Le nom, je  l'aurais bien vu dans la bouche du Capitaine Haddock :
"bachi-bouzouk", "ectoplasme", "espèce de loup-garou à la graisse de renoncule de mille sabords"...
"espèce de  zygène de la filipendule", Hergé n'y a pas pensé, mais ça ne dénoterait pas !


Ce qui fait que depuis toujours, je m'émerveille de ces Zygènes, qui ont de plus le bon coup de squatter très régulièrement des fleurs que j'aime beaucoup, les scabieuses, par exemple...

Comme celle-ci, justement :
Lamalou (34) Zygène de la lavande; mi-juin


ou celle-ci, sur l'herbe au bitume  shopping  sur psoralea bituminosa by Claudie K

C'est d'ailleurs ici probablement la fameuse  Zygène de la filipendule (Lamalou, juin 2009). 


Pourquoi ce nom ? La filipendule, la reine-des-prés, spirée, ulmaire, Filipendula ulmaria, qui sent si bon, attire certes beaucoup d'insectes, comme  ces syrphes sur la photo ci-contre.


Mais je ne me souviens pas en avoir vu à proximité ce jour-là. Sûrement pas loin, car un fossé propice longeait la route.
 Ni d'avoir vu des zygènes sur les reines-des-prés.


(Il y a bien aussi l'Achilée filipendule, belles ombelles jaunes que j'ai appréciées dans un jardin d'autrefois - je n'y ai jamais reçu cette visite non plus.)


Peut-être plante-hôte de la chenille? Je n'ai jamais vu les chenilles. Si en photos, ensuite...


Car c'était le moment d'aller aux renseignements...

Les zygènes forment une grande famille : en anglais on dit "burnet moth"
 1000 espèces dont 35 espèces en France
Elles appartiennent aux Zygenidae, avec les Turquoises.
Bien que diurnes, ce sont des hétérocères (papillons "de nuit")
Antennes qui les font ressembler aux sphinx
Ailes couplées entre elles par un frein (sur l’aile postérieure) caractéristiques des hétérocères
...
Attention : Contrairement à ce que pourraient laisser penser les noms scientifiques, les chenilles des différentes espèces ne sont pas forcément inféodées sur l’espèce botanique qui sert à les nommer. Ainsi la chenille de la zygène de la filipendule (la filipendule est une spirée) vit sur …. le lotier, tout comme celle de la zygène du .. trèfle ! Quant à la chenille de la zygène du chèvrefeuille, elle vit sur les …. vesces ! (d'après ac-clermont.fr, extraits - topo très concis et néanmoins fort riche)
Dorycnium: deux espèces sur cette photo
, D.pentaphyllum ="badasse" et D.hirsutum = "bonjeanie"

Je lis de même que celle de  la première photo (Zygène de la lavande) vit sur les dorycnies.
, Il y en avait beaucoup dans les alentours, en effet. Des plantes mellifères estimées.

Ajoutons que toutes se complaisent sur les fleurs bleu-pâle ou mauves. Les scabieuses et les knauties, par exemple (que je n'arrive toujours pas à différencier), l'herbe au bitume, les lavandes...
Elles ne semblent pas trop présentes  du côté de Cerbère. Dommage.
Les scabieuses, ici, elles en trouveraient, ainsi que l'herbe au bitume - mais la doryncie, non
- et la laitue pérenne que j'aime pour son beau bleu pâle, leur plairait-elle?


ATTENTION : CONFUSION

Ce papillon s'est abattu à mes pieds, en ville.  (pas ici)
Pas une zygène, bien qu'on puisse trouver quelques ressemblances.
De toute façon ça ne volait pas pareil. Mais en revoyant la photo, tout de même, j'hésitais.
 Il semble que je ne sois pas la seule :
 Le site aramel m'a indiqué son nom: "Goutte de sang" (aussi lu Carmin), Ecaille du séneçon*, Tyria jacobaeae, Arctiide.
Noter ses antennes différentes, sans massues. Papillon "de nuit" également.
* Sa plante-hôte est le séneçon jacobée.



Sur ce même site aramel, on peut apprendre à compter les taches rouges des zygènes. Les numéroter surtout pour une description type; et s'en servir pour la détermination. Photos de presque toutes les espèces françaises.
- On peut voir les chenilles aussi, et les cocons.





Finalement, de toutes ces zygènes que j'ai vues, je n'ai retrouvé que deux photos*.
(*Ou alors, elles sont dans des dossiers où je n'ai pas mis tous les mots-clés, et je les déposerai ici un peu plus tard, quand je mettrai la main dessus...)
Car c'est très dur à prendre. Non qu'ils bougent trop.
- Non, ils n'ont peur de personne, grâce à leur livrée "aposématique" - leurs taches rouges préviennent les prédateurs : "je suis toxique, n'essayez pas de vous en prendre à moi"
- Et je lis que ça n'est pas du bluff : ils contiennent réellement du cyanure. Composé à partir du lotier par exemple.
Non , ils ne sont pas craintifs.
Mais selon l'éclairage, les photographier est un défi.
Ils brillent. Le capteur est ébloui. On peut effacer la photo !

Alors quand je vois les galeries de certain(e)s photographes, je leur tire mon chapeau !
Bravo et merci, Foise, Lucie et l'auteur d'aramel !
- ça c'est du "métier" !

mardi 28 février 2012

vers le nord

Lever du soleil imminent,
moins beau que la veille,
à peine un nuage,
Pas de brume,
plat.
L'appareil n'est même pas dans ma main.
Oui mais...

- non de non!
je suis vite allée le rechercher !






Ils sont passés très loin sur l'eau. venant d'Espagne. Ils ont franchi le cap Cerbère un peu avant que le soleil ne se lève.
Je les ai perdus de vue avant qu'ils passent au niveau du cap suivant, ils étaient descendus, le contraste n'était plus bon, avec la mer au lieu du ciel en arrière-plan.
Des  jours où on voudrait un téléobjectif...
Et passer de l'appareil aux jumelles n'aide pas à les garder en vue.

dimanche 26 février 2012

samedi matin















chut.......

jeudi 23 février 2012

une mauve royale et ses habitants

Mais si, je l'avais revu Mr Charançon Gros-Pif... je ne m'en souvenais même plus !
Il s'appelle Lixus angustatus, au fait !

* Désolée, je suis déjà contente quand j'arrive à faire une photo pas trop petite... quant à l'identification, je "rame"...
Et mon "Mr Charançon-Crapaud-Gros-Pif" est en fait Lixus angustatus
 - et une dame (d'après son rostre noir)
Curculionidae
> Lixus angustatus - Snout beetle - Gorgojo de las malvas  -quoi, pas de nom d'usage en français ? - il n'estpas être trop répandu en France ou quoi ?
Sa couleur est foncée, le vert est une poudre, ce qui fait que certaines photos le montrent tout noir, ou seulement le nez, ce qui m'a fait douter. (J'ai lu ensuite que contrairement aux humains, chez L. angustatus ce sont les messieurs qui se poudrent le nez)
site en espagnol
 : Une espèce de coléoptère de la famille Curculionidae. Ils vivent dans des herbages et des pâturages avec certaine humidité,  permettant le développement des plantes-hôtes des adultes et des larves, appartenant aux genres  Malva, Cirsium et Carduus. Aux bords des talus et des fossés de chemins, aussi près des canaux d"irrigation et des cours d'eau. En hiver on a l'habitude de les voir sur le crépi, [ribazos] et des façades de maisons, surtout les jours de soleil. Ils vivent environ deux années, et bien qu'ils possèdent des ailes, font seulement de courts vols entre de  plantes proches et sont très maladroits en marchant. Menacés, ils recourrent à une méthode, qui consiste à reprendre les pattes et à se permettre de rouler par la feuille jusqu'à tomber au sol, où ils restent immobiles, en feignant être morts, cachés entre la végétation et les feuilles mortes. C'est un insecte de taille moyenne, 1 à 1,5 cm, bien que comparé à la majorité des charançons sa taille soit considérable. C'est l'une des familles des animaux plus divers et riche en espèces. Une autre caractéristique de ces petits organismes est qu'ils ont ont la carapace dure, qui  couve l'abdomen. On les trouve en Europe méditerranéenne jusqu'à  l'Asie centrale.
ah, un site  en français
Donc pour trouver les prochains, je sais à présent comment faire : secouer la mauve. Il fait le mort et se laisse tomber au sol.
Moi quand je fouillais les mauves, j'ai dû en faire tomber pas mal, mais je n'ai pas pensé à chercher au sol. :-)






les petits trous, j'ai tendance à penser que c'est lui qui les a fait dans cette grande feuille (plus grande que ma main) - dans la feuille ci-dessous aussi
PS: faux, voir plus bas
et toute la plante a d'ailleurs fini dans cet état !

Seulement ce jour-là, alors que c'est lui que je cherchais, j'ai fait tellement de rencontres...
Sur la mauve royale certes, mais il n'y était pas seul.
Et sur les ronces ensuite... Un beau papillon dont je ne savais pas le nom, mais qu'il me semblait avoir déjà pris en photo (où donc ?)
 J'ai tellement focalisé ma recherche ensuite sur le papillon que je n'ai pas mis à jour et indexé l'ensemble des photos, ni ressorti celles de Mr Charançon Gros-Pif, pourtant annoncées dans le post sur le papillon.
  Donc mettre à profit l'hiver pour indexer, classer et tout revoir me fait tomber sur cet oubli et cette série-là.
  Une toute petite promenade de moins d'une heure (mais  un tour qui se ferait un moins d'un quart d'heure, sans les photos).  Pas faciles les photos, lumière vive déjà basse, vent conséquent.
J'ai tout de même vidé la batterie, plus de cent photos. D'où la mise de côté du dossier... trop à voir.


La mauve royale, ce jour-là,
 je ne l'ai même pas photographiée de loin et en pied,
 pour le coup. Et pourtant, c'est une plante qui mérite qu'on lui tire le portrait.


 



Vous avez vu mon joli pistil "plumeux" ?
 - On voit bien que l'hibiscus est mon cousin



Chemin des Crêtes, 8 avril 2011

 photos prises début février 2011 au même endroit mais pas forcément le même pied
celui-ci couché par le vent (également ci-dessous)

 Malva arborea,
 (on lit encore Lavatera arborea)
c'est la "mauve en arbre", "tree mallow"
voir CRDP Besançon (3 pages, cliquer sur la loupe)
Elle a une tige ligneuse qui persiste d'une saison à l'autre, son "tronc" peut atteindre chez nous une quinzaine de cm de diamètre et 2m de haut.
D'où son nom de mauve royale, j'imagine...
Les feuilles du bas sont très grandes, celles du haut plus petites. Comme si elles continuaient de grandir tout leur vie.
Après... ben... ça dépend du vent... et de Mr Charançon-Gros-Pif et sa bande !
 Mais elle n'est pas en voie de disparition, sa gourmandise !
Je lis même qu'elle aurait tendance à se comporter de façon un peu trop invasive dans certaines îles d'Ecosse ou d'Australie, du fait que ses graines sont capables de supporter l'eau de mer et de voyager ainsi... Même assez loin du continent ! 
Elle peut d'ailleurs évacuer l'eau de mer par des glandes sur ses feuilles et aime bien le guano de ces îles
 - Les oiseaux, eux se passerait bien d'elle - où nicher ? 




Elle a souvent été plantée, pour sa beauté ou pour ses utilisations:  
Les feuilles de cette espèce sont utilisées en phytothérapie pour traiter les entorses. On trempe les feuilles dans l'eau chaude et on les applique en cataplasmes sur la zone touchée. Les gardiens de phare propageaient la plante pour utiliser les feuilles comme cataplasme pour soigner les brûlures ou même comme alternative au papier toilette. Les graines sont comestibles.
La mauve royale était considérée comme un aliment nutritionnel des animaux en Grande-Bretagne au XIXe siècle et a été parfois utilisée comme fourrage en Europe (Wikipedia - la page en français n'est pas une traduction de la page anglaise, ça vaut le coup de lire les deux)





Mais revenons à mon pied de ce jour-là (mi-mai 2011)...
Sur les fleurs,il y avait bien sûr Mr Bourdon. Alors lui, il est assez facile à photographier, il a tellement à faire, il ne s'occupe pas de vous - oui mais il bouge !





et sur les feuilles,  différents autres habitants en prenaient à leur aise.


- zut je n'y vois rien... c'est quoi ça ?



- Oups, excusez le dérangement !


PS 
Est-ce que ce serait leur oeuvre les petits trous, je ne suis pas sûre de les reconnaître:
voir les coupables - arrêtés par Lucie


 Celui-ci est plus petit que mon "Charançon-Gros-Pif", et très velu
- Je l'appellerais bien "Petit- Kiwi-Six-Pattes" en attendant de chercher son nom.


Avec mon pouce pour la taille, mais je l'ai agrandie ci-dessous

Voyons, voyons, aurais-je accusé trop vite Mr Charançon Gros-Pif de gourmandise ? ces trous semblent tout frais



prêt à sauter si j'insiste ?








Et un petit dernier pour la route, une punaise "gendarme" (une gendarmette?) au milieu des fruits en cours de maturation
(Oxycarenus lavaterae. Lui aussi je l'ai trouvé grâce à Lucie - voir commentaires)



Et une feuille toute roulée, fripée, mais par qui ?
J'ai respecté son intimité je n'ai pas ouvert...
Après je suis repartie voir les ronces, où mes papillons, me voyant tranquille, étaient revenus.

samedi 18 février 2012

Phylloxera: toute toute petite bête, terrible catastrophe à la fin du XIX° s.

       C'est encore une fois l'histoire d'une importation qui dégénère...
Longtemps avant l'arrivée en France du frelon asiatique (dans une poterie) qui  depuis gagne de département en département une zone chaque année de plus en plus vaste...
(espérons que ce fléau pourra être plus rapidement jugulé)

       C'est l'histoire de la plus grande crise viticole, 
qui a sévi en France,
d'année en année,
inexorablement,
de vignoble en vignoble,
à partir d'un foyer très limité en1865.

      Je rassemble ici les liens vers différents documents lus.

      Je ne vais pas raconter à ma sauce ce que des gens plus compétents ont si bien décrit - et surtout illustré. Le cycle biologique de cet animal est très complexe et nécessite des schémas . Je laisse faire ceux qui savent.

      

Je connaissais un peu cette histoire, dramatique. 
J'avais lu des romans se situant à cette époque.
J'imaginais l'angoisse et l'impuissance des viticulteurs.
J'ai découvert les savants de l'époque
                                         - et les charlatans aussi. 

Je ne soupçonnais pas à quel point une petite bête, un insecte minuscule, pouvait changer la géographie, l'histoire...
 toute l'économie de la filière a été remodelée à cause de lui. 




Signes de phylloxera sur les bords des feuilles (juillet 2010) - vigne devenue terrain à bâtir, non taillée, à moins que par les lapins
 

“C'est un grand spectacle que cette vaste conspiration de toutes les forces vives de la
science pour combattre le Phylloxéra, ce fléau qui menace de tarir l'une des principales source de la richesse de notre pays.
L'Assemblée Nationale en fait le sujet de ces délibérations, le gouvernement s'en émeut, l'institut de France ouvre une enquête solennelle. La grandeur de l'effort
n'est que trop justifiée par l'importance des intérêts qu'il s'agit de sauver. Mais quel est donc le terrible ennemi qui les met en péril et provoque de notre part de si formidables préparatifs de guerre ? Mesurez sa taille, examinez ses armes, visitez ses remparts :
Que trouvez-vous ? Un puceron minuscule, une imperceptible tarière, une étroite fissure du sol. Parcourons ses lugubres étapes :
en 1865, l'insecte apparaît pour la première fois sur un seul point du Vaucluse ; en 1867, on remarque une large tache dans ce département;
en 1868, les deux rives du Rhône sont attaquées, en 1869, l'épidémie arrive aux portes de Nîmes, d'Aix, de Montélimar, des vignes sont atteintes dans l'Hérault et
le Var.
En 1870, le mal prend un développement, et en 1871, toute la vallée du Rhône, de Valence à la mer, est sous le coup du Phylloxéra, les taches deviennent de plus en
plus larges dans l'Hérault et le Var ; en 1872, le fléau gagne du terrain dans ces deux départements. […]”

      Drouin de Lhuys, séance du 26 octobre 1874  du Congrès international viticole de Montpellier (1874).   cité dans :
  "Phylloxera, le retour", Alain Fraval, INRA, 2007 

      - Le retour ? ça peut recommencer ?
eh bien, on ne sait jamais... Les scientifiques actuels le gardent à l'oeil... outre l'article ci-dessus, un document outre-atlantique montre la vigilance dont il est l'objet de nos jours encore:
http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/facts/97-156.htm une fiche canadienne (Ministère de
l'Agriculture ... Ontario, 1997): biologie illustrée, macrophotographie, prédateurs, dommages

Un texte long mais passionnant et facile à lire raconte comment la recherche scientifique a identifié le fléau à l'époque :
 Académie des Sciences et Lettres de Montpellier, 1993, J.P. Legros

pour un topo plus rapide > Wikipedia


Oenologie.fr
 plusieurs petites pages très intéressantes :
 conséquences économiques  et  géographiques sur la viticulture, également un article sur  l'histoire de la vigne en France, avec un document d'archives INA sur l'hybridation




Autres témoignages:



dans la Vienne (blog) :
Les prières publiques et les processions se multiplient vers 1875, du Bordelais à la Provence.
Les évêques sont très empressés à les autoriser, comme le cardinal Donnet à Bordeaux qui voit dans la crise l'opportunité de relancer dans le vignoble une pratique religieuse bien attiédie.

Plus que jamais, dans ces années de menaces sur la vigne, les vignerons confectionnent d'humbles croix branches de coudrier liées par de l'osier et garnies de fleurs, les font bénir par le curé le premier dimanche de mai et les plantent dans les vignes.

Charentes 1875- 1895:  
Il va détruire la plus grande partie du vignoble (vers 1895 il ne reste que 42 581 hectares, contre plus de 280 000 ha en 1877). L'encycloédie du Cognac


                                      

jeudi 16 février 2012

chapeau mexicain ou crocodile ? Kalanchoe daigremontiana

chapeau mexicain ou crocodile ?
 Kalanchoe daigremontiana



Une plante très étrange, qui porte sur le bord de ses feuilles de petites rosettes prêtes à tomber et former autant de boutures. Une plante souvent d'un rouge tigré, que j'ai d'abord rencontrée et observée dans le jardin d'une amie, mêlée avec une autre énigme (l'espèce de saucisse bleu vert entre les feuilles, est Senecio articulatus, qui change totalement d'aspect d'une saison à l'autre). 









Puis je l'ai trouvée en juin au bord de la 914, là où elle devient viaduc, dans une petite plate-bande entre falaise et mur d'un jardin, en compagnie d' Araujia sericifera (les feuilles vertes) dont je ne savais pas encore le nom, d'Opuntia encore petits et d'une passiflore (hors champ).
     Ce qui m'a donné l'occasion de voir ses grappes de fleurs rouges en clochettes. Ci-dessous en septembre, on voit les clochettes blanches d'Araujia, et la calanche un peu moins rouge. C'est pourtant pris au même endroit.

Les plantes grasses ont tendance à rougir après une gelée, et en cas de sécheresse il me semble.
- quelqu'un en sait-il plus ?

















En tout cas, sur le toit et dans la gouttière de ce garage, les feuilles sont rouges.
- Eh oui, notre calanche est une envahisseuse  qui se contente de peu - et très facile de ce fait paraît-il en appartement dont la sécheresse ne l'effraie pas. 
 

 








 

Bryophyllum daigremontianum (syn. Kalanchoe daigremontiana) est une espèce de plante vivace succulente originaire du Sud-Ouest de Madagascar (vallée du Fiherenana, monts Androhibolava). Elle est très utilisée comme plante d'appartement car elle ne nécessite quasiment aucun entretien et supporte bien l'atmosphère sèche des appartements.
En Australie, elle est considérée comme une plante envahissante. (Wikipedia)





Elle porte un tas d'autres noms amusants; j'ai relevé au cours de mes recherches :
  • Bryophyllum de Grémont, Kalachoe de Grémont
  • calanche
  • Mother of Thousands (anglais, littéralement mère de milliers, en référence à son caractère très prolifique),
  • Devil's Backbone (anglais: colonne vertébrale du diable ).
  •  Mexican hat plant  (plante chapeau Mexicain)
  •   Alligator plant 
Si quelqu'un en connaît d'autres encore... merci.


 jeune pousse




Plante faiblement toxique. Ne pas ingérer, laisser hors de portée des animaux et des enfants.